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Blog sur Wikipédia et les projets Wikimedia. Les critiques, l'actualité, les études et les informations générales
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Illustrer l’actualité… et l’histoire !

13 juin, 2013 - 11:16

Il est parfois difficile sur Wikipédia d’illustrer les faits historiques qui datent des années 1940 à 2000. Pourquoi cela ? Car il existe deux types de photographies sur Wikimedia Commons, la base multimédia servant à illustrer l’encyclopédie libre : les images du domaine public (car leur auteur est mort depuis plus de soixante-dix ans) et celles placées sous licence libre, de manière volontaire par leur auteur ou son ayant droit. Les licences libres étant relativement récentes, elles ne concernent guère des images prises depuis le début du siècle. Sauf à compter sur quelques entreprises exceptionnelles, comme les archives fédérales allemandes libérant 80 000 photos dont elles détenaient les droits, la seconde moitié du XXe siècle constitue donc un trou noir de la mémoire.

Wikimédia France agit afin que ce ne soit pas le cas de ce début du XXIe siècle, en accordant une attention toute particulière aux phénomènes sociaux susceptibles d’être considérés comme représentatifs de notre époque. Ç’a été le cas dernièrement avec la loi sur le mariage des couples de même sexe. Que l’on soit pour ou contre cette loi, il est indéniable qu’elle possède un caractère historique en ce qu’elle bouleverse les habitudes au sein de notre société. Il est par conséquent très important qu’il en existe des représentations librement réutilisables. Pour l’article de Wikipédia, assurément. Mais aussi afin que, dans un mois, dans un an, ou en 2050, on puisse illustrer de photos originales un article scientifique, un livre pédagogique ou une feuille associative de manière légale et dans le respect du droit d’auteur.

Nous sommes donc très heureux qu’un photographe ait pu avoir avoir accès aux tribunes presse de l’Assemblée nationale pour le vote solennel de la loi : on y voit les personnes qui ont pris part aux discussions et ont fait vivre le débat pendant plusieurs mois.

Le texte de loi en seconde lecture à l'Assemblée nationale.
Photo E. Walter - CC-BY-SA

Une loi telle que celle-ci a des conséquences sociétales telles que tout ne s’est pas passé dans l’hémicycle, loin de là. Des faits divers ont été très médiatisés, avec une influence non négligeable sur l’opinion, telles ces agressions homophobes, dont certains ont pensé qu’elles étaient liées au climat polémique. Le visage tuméfié de Wilfred de Bruijn au sortir de l’hôpital fait partie des images emblématiques de ces quelques mois : son auteur Olivier Couderc a accepté de la placer sous licence libre afin qu’elle soit chargée dans Wikimedia Commons.

Wilfred de Bruijn après son agression.
Photo O. Couderc - CC-BY-SA

Ces photographies viennent parfaitement compléter celles prises par les wikimédiens lors des manifestations en faveur et en défaveur du mariage des couples de même sexe afin de mettre à disposition un dossier représentatif d’un grand débat de société contemporain.

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Comment un musée contribue sur Wikipédia : retour d’expérience au musée des Augustins de Toulouse

4 juin, 2013 - 12:34
Comment un musée, dans le cadre de son action culturelle et de sa valorisation documentaire, peut-il contribuer à Wikipédia ?

 

Retour d’expérience au musée des Augustins de Toulouse, par Christelle Molinié (responsable de la documentation au musée des Augustins).

Depuis près de deux ans le musée des Augustins, musée des beaux-arts de Toulouse, mène un partenariat avec Wikimédia France et contribue à l’enrichissement de Wikipédia et de Wikimedia Commons.

Sarcophage d'un chevalier de Palays (XIIIe siècle) - Musée des Augustins (Œuvre dans le domaine public, photo CC-BY-SA par Daniel Martin)

Naissance du projet

En 2011, à l’occasion d’une journée d’études organisée par l’ABF Midi-Pyrénées, j’ai assisté à une présentation de Wikipédia par Adrienne Alix, alors présidente de Wikimédia France, qui incitait les institutions à former leurs usagers à la contribution.
L’article concernant le Musée des Augustins existait déjà mais comportait quelques erreurs et méritait d’être étoffé. L’objectif était dans un premier temps d’enrichir cet article en faisant appel à des contributeurs externes. À ce moment-là l’équipe du musée était mobilisée sur la refonte du site Internet et menait une réflexion sur sa participation aux réseaux sociaux afin de valoriser sa présence en ligne.
Le service des publics du musée des Augustins, qui mène depuis de nombreuses années des projets avec les établissements scolaires et universitaires toulousains autour d’actions de médiation, a proposé de monter un partenariat tripartite associant le musée, des étudiants et leur professeur et Wikimédia France. La direction du musée a validé cette proposition. L’idée a été accueillie avec enthousiasme par l’équipe de Wikimédia France qui nous a encouragés et assurés de son aide et son soutien.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat entre Wikimédia France et la Ville de Toulouse signée en 2010 lors du festival la Novela.

2011-2012 : partenariat avec l’Institut Limayrac de Toulouse

Benjamin Constant - Le comte de Toulouse fait bénir ses étendards - Musée des Augustins - Domaine public

En 2011-2012, un premier projet a été mené avec un professeur d’histoire de l’art et une classe de première année de BTS tourisme de l’Institut Limayrac dans le cadre de leurs actions professionnelles. Répartis en petits groupes, leur objectif était d’enrichir les différentes sections de l’article concernant le musée. Une séance a été consacrée à la présentation du projet aux élèves qui l’ont accueilli avec une grande motivation. Leur professeur a organisé une visite au musée et des ressources documentaires produites par le musée leur ont été fournies (fiches de salles, contenus du site internet, guides et catalogues du musée, textes des audioguides…).

Une seconde séance a été assurée par Carol Ann O’Hare, chargée de mission recherche et enseignement pour Wikimédia France, afin de présenter à l’ensemble des partenaires (encadrants et étudiants) les principes et aspects techniques de la contribution à Wikipédia. Un livret d’aide leur a été remis et une page projet a été créée afin d’assurer un suivi des contributions. Enfin une dernière séance a été dédiée au travail de mise en ligne.

Création d’un premier article concernant une œuvre du musée

Une étudiante en licence art et archéologie de l’université de Toulouse Le Mirail nous a remis en juillet 2012 une notice sur un chapiteau roman du musée réalisée dans le cadre universitaire. Étant donné la qualité de ce travail, nous lui avons proposé avec l’accord de son enseignante de le publier dans Wikipédia. Afin d’illustrer ce nouvel article, il a été nécessaire de charger des images dans Wikimedia Commons. Ce sont des bénévoles wikimédiens toulousains, Léna et Pierre-Selim, qui sont venus cette fois-ci apporter leur aide.

2012-2013 : partenariat avec le lycée Saint-Sernin de Toulouse

En septembre 2012 un nouveau projet a été proposé à un professeur d’histoire de l’art et de philosophie et à ses élèves en classes d’hypokhâgne et de khâgne au lycée Saint-Sernin.
Individuellement ou en petits groupes, les élèves ont choisi d’écrire un article consacré à une œuvre exposée du musée. Carol Ann O’Hare est venue de nouveau à Toulouse afin de former les étudiants à la contribution et une nouvelle page projet a été créée.
Les contributeurs sont venus au centre de documentation du musée afin d’y consulter le dossier d’œuvres et d’effectuer les recherches bibliographiques correspondant au sujet choisi. Le musée s’est chargé de verser les illustrations dans Wikimedia Commons et d’apporter son aide pour la mise en ligne, la relecture et l’apport éventuel de corrections.

Versement des images sur Wikimedia Commons

Gilabertus - La Mort de saint Jean-Baptiste (XIIe siècle) - Musée des Augustins (Œuvre dans le domaine public, photo CC-BY-SA par Daniel Martin)

Parallèlement à la rédaction d’articles, le versement d’images dans Wikimedia Commons s’est amplifié et étendu à l’ensemble des collections du musée. À ce jour environ 200 images en moyenne résolution d’œuvres du domaine public et leurs métadonnées ont été versées. Ces images sont destinées à illustrer les prochains articles et à inciter d’autres contributeurs à étudier et diffuser les œuvres.
Ces versements sont l’occasion d’assurer la diffusion d’images de qualité des collections, de mener une veille sur les images réalisées et versées par d’autres contributeurs et d’assurer le respect du droit d’auteur et des mentions obligatoires.
Je tiens particulièrement à saluer le travail des bénévoles, venus nous former sur place, qui nous apportent régulièrement des conseils techniques et méthodologiques.
Ils réalisent en parallèle un travail sur les catégories et métadonnées qui prend toute son importance à l’ère du web sémantique et apportent un regard autre que celui de l’historien de l’art sur les collections.

Bilan et perspectives

Ma participation à la Wikiconférence donnée le 10 avril 2013 à La Cantine de Toulouse a été l’occasion de prendre du recul sur le projet et d’en tirer les premières conclusions.

À ce jour le bilan s’avère très positif. On assiste à un réel équilibre des investissements des différents acteurs qui, tout au long des projets, manifestent leur enthousiasme et mesurent l’importance de leur participation à la co-construction de l’encyclopédie.

  • Disposant de facilités rédactionnelles, les étudiants produisent un travail d’une réelle qualité. Pour eux, le bénéfice réside essentiellement dans l’acquisition d’une nouvelle compétence qu’ils pourront valoriser dans leur parcours. Plusieurs d’entre eux nous ont adressé leurs remerciements à l’issue de leur publication pour leur avoir offert cette opportunité. L’objectif est également de les amener à exercer un regard critique sur les ressources disponibles sur Internet et à comprendre le mode de fonctionnement du modèle contributif.
  • Les professeurs et établissements d’enseignement ont vu dans ce projet l’occasion de donner une nouvelle forme à un exercice classique de rédaction de notices en intégrant le numérique et les réseaux sociaux à leur pratiques pédagogiques. Ils ont également témoigné leur fierté à publier le travail de leurs élèves et leur reconnaissance envers le musée pour la confiance qui leur est accordée.
  • Pour le musée, ce projet présente de nombreux points positifs. Il s’inscrit dans la démarche d’open data de la Ville de Toulouse et la stratégie numérique globale du musée en complétant les différents outils mis en place via le site Internet et les réseaux sociaux.
  • Au sein même du musée les fonctions s’hybrident, le travail devient transversal, impliquant plusieurs services autour d’un même objectif. La médiation devient à la fois culturelle et documentaire. Il contribue également à la valorisation des collections, répond à la mission muséale de diffusion des savoirs et de la culture avec pour objectif d’inciter l’internaute à la visite du musée. Enfin il donne une meilleure visibilité de ses ressources disponibles ; en effet les bibliographies et références mentionnées dans les articles renvoient vers le site, la base de données des collections en ligne, la base Joconde et les fonds documentaires du musée.
  • À titre professionnel, cette expérimentation m’a donné l’occasion de faire évoluer la fonction documentaire vers une dimension de valorisation et de médiation des connaissances autour du musée et de ses collections.
  • Pour Wikimédia France, il est l’occasion de tisser des liens avec les institutions, de former de nouveaux contributeurs et de diffuser des données du domaine public.

Le musée souhaite poursuivre activement son action pour développer et étendre la publication de ses données. Nous nous réjouissons que le partenariat avec le lycée Saint-Sernin soit d’ores et déjà reconduit pour l’année prochaine.
De nombreux articles restent à créer concernant les collections, les artistes, les conservateurs du musée, les expositions, les monuments toulousains…
Des contacts ont été pris avec l’université de Toulouse et l’association des Amis du musée des Augustins et de nouveaux contributeurs devraient prochainement rejoindre le projet.

Quelques articles publiés sur Wikipédia

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Retours sur l’Opération Libre de Brocas

24 mai, 2013 - 11:30

Wikimédia France – en partenariat avec huit organisations travaillant autour des contenus, données, outils et licences libres (Creative Commons France, Framasoft, Libre Office, LiberTic, Open Knowledge Foundation France, Open Street Map France, Regards Citoyens) – a organisé l’Opération Libre à Brocas, les 6 et 7 avril derniers.

Retour sur l’événement !

Photographie aérienne du centre de Brocas - photo de Claude Monfort - CC-BY-SA 3.0

Photographie aérienne du centre ville de Brocas par Claude Monfort, CC-BY-SA-3.0 sur Wikimedia Commons.

L’équipe des Wikipédiens et Commonistes était chargée de participer, avec les habitants de la commune, à l’amélioration des articles de Wikipédia autour de Brocas et leur illustration avec des photos prises et publiées sous licence libre. Six Wikipédiens (Benoît Prieur, X-Javier, Symac, Auregann, Rafael Sanchez, Kvardek) étaient sur place pour accueillir, former les participants, et travailler directement sur les articles.

Avec une couverture médiatique conséquente (voir l’article publié par Jean-Marie Tinarrage sur le site du Sud-Ouest, ou l’article sur La Gazette des communes), les retours ont été très positifs. Le format d’une Opération Libre sur trois jours a conquis les participants, leur ayant permis de s’immerger pleinement dans le contexte, l’histoire et la vie de Brocas et de ses habitants.

« Une réelle satisfaction pour les organisateurs et un vrai plaisir pour de nombreux passionnés qui ont pu apprendre à numériser des images et faire des montages en mixant des photos anciennes et actuelles prises sous le même angle. Tout en apprenant à utiliser des outils facilitant le partage des données et des savoirs. » Jean-Marie Tinarrage — Sud-Ouest.

Fort en rencontres, l’événement a su rassembler des libristes (ou non) en tout genre, certains venus de très loin, qui ont pu mieux se connaître, échanger et discuter autour des objectifs et des réalisations de l’opération.

« Le fait de pouvoir travailler avec des collègues d’autres mouvements libristes (OSM, Tela Botanica), personnes que nous croisons régulièrement sur des évènements mais sans pouvoir prendre le temps de nous connaître réellement, a été un vrai plus. J’ai notamment beaucoup apprécié l’équipe mappeurs-wikiphotographes que nous avons formée lors des sorties dans le village. J’ai pris plaisir à échanger avec ces passionnés qui étaient tous là dans le but d’élargir les données et les connaissances autour de Brocas. À commencer par mes collègues wikipédiens que je ne connaissais pas tous, et que je suis enchantée d’avoir rencontrés : le facteur humain est définitivement ce qui m’a plu dans l’expérience. » — Léa (Auregann).

Les organisateurs, très investis, étaient eux aussi désireux de partager et d’apporter leurs connaissances, outils de travail, savoirs et expériences autour de la commune (faune et flore, monuments et objets).
Outre la participation très remarquée de ces derniers, il est à noter celle des habitants : parfois peu nombreux mais très motivés, ils ont été plusieurs à partager leurs archives, connaissances et photos. De plus, l’aide à distance des autres Wikimédiens, qui se sont rassemblés en l’espace du week-end afin d’aider à la catégorisation des photographies ainsi qu’à la création ou l’amélioration d’articles, a été fortement appréciée.

En définitive, quatre articles ont été créés sur Wikipédia :

Lagunes de Brocas
Château d’Aon (Brocas)
Adolphe Larreillet
Gare de Brocas

Sept articles ont été améliorés :

Brocas
Robert Bézos
Église Saint-Jean Baptiste de Brocas
Frères Mazzetti
Anciennes forges de Brocas
Arènes de Brocas
Estrigon

De plus, 484 photos autour de la commune ont été téléversées sur Wikimedia Commons, alors qu’il n’en existait que douze avant l’opération.

L’Opération Libre aura donc tenu ses promesses en démontrant les opportunités de l’ouverture des données et contenus libres, pour des communes comme Brocas, à travers une mobilisation inédite et sur un territoire pilote. Elle se présente aujourd’hui comme la première d’une série d’autres projets du même type, avec déjà de nouvelles propositions par les acteurs du projet, tel une Opération Libre autour, pourquoi pas, d’une ville de plus grande importance.

Merci à tous les collaborateurs, participants et acteurs de l’opération, mais aussi à tous les Brocassais et Wikimédiens qui ont su démontrer, en l’espace de trois jours, l’intérêt du partage de la connaissance libre au profit de la communauté.

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Wikimédia France et la mission Lescure

15 mai, 2013 - 15:00

La mission « Acte II de l’exception culturelle » a rendu son rapport le lundi 13 mai. Wikimédia France avait été auditionnée en octobre 2012 afin de faire part de sa vision des choses.

Nous avions alors souligné que nous ne désirions pas intervenir sur les questions de piratage ou de financement de la création, qui ne concernent pas les projets Wikimedia de manière directe.

En revanche, nous sommes heureux de lire dans ce rapport que l’importance du domaine public pour la diffusion de la culture et de la connaissance, comme base pour la création actuelle et comme support d’une activité économique à venir a été entendue.

La commission préconise ainsi une définition positive du domaine public dans la loi française et affirme : « la loi doit empêcher que la simple reproduction numérique, sans ajout de services nouveaux, donne lieu à l’apparition de nouveaux droits exclusifs, au titre du droit de la propriété intellectuelle ou de droits connexes, tel le droit des bases de données ».

Nous nous félicitons de cette prise de position, qui représente la position officielle de Wikimédia et qui permettra d’enfin donner à la culture française la place qu’elle mérite sur les réseaux. La richesse doit être créée en inventant des services qui mettent en valeur les œuvres et leur numérisation, mais sans jamais s’opposer à la diffusion et à l’appropriation de ces œuvres.

Nous avons également été sensibles à la volonté marquée de promouvoir l’usage des licences libres – encore que le flou demeure sur les moyens mis en œuvre, et sur l’identité de ces licences (toutes les licences Creative Commons ne sont pas des licences libres au sens propre). Il semble en tout cas raisonnable (proposition 78) qu’un projet subventionné par de l’argent public donne lieu à des productions qui reviennent au public, qui soient réutilisables par lui, et donc qu’elles soient placées sous licence libre.

Le passage sur le nécessaire partage des métadonnées montre que les enjeux d’interconnexion des ressources ont été compris, travail dans lequel Wikimédia prend également toute sa part, étant à la fois producteur et utilisateur de métadonnées extérieures.

Nous regrettons en revanche que la liberté de panorama ne fasse pas partie des propositions d’aménagement du code de la propriété intellectuelle, alors même qu’une directive européenne l’a proposée il y a plus de dix ans et que cette exception existe dans la quasi-totalité des pays européens, sans aucune conséquence négative connue. Une telle mission aurait également pu être l’occasion de repenser le droit d’auteur des fonctionnaires afin que ce qui est produit par la fonction publique bénéficie pleinement à tous en appartenant automatiquement au domaine public − ce qui est le cas dans certains pays.

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Lancement du concours Public Domain Remix

13 mai, 2013 - 14:23

Le Public Domain Remix est un concours, organisé par l’Open Knowledge Foundation France et Wikimédia France, qui vise à donner une nouvelle vie au domaine public en encourageant le remix créatif d’œuvres qui ne sont plus protégées par le droit d’auteur. L’objectif est de valoriser le domaine public en montrant ce qui peut effectivement être fait avec ces œuvres.

Photo Primavera de Filippi - CC-BY-SA

Le concours vise à promouvoir l’utilisation et la réutilisation des œuvres du domaine public en favorisant la transmedialité : plutôt que de maintenir le même medium, le public est encouragé à passer d’un medium à l’autre (par exemple, remixer une œuvre littéraire en musique, une photographie en sculpture, etc.). Pour cela, le Public Domain Remix est divisé en cinq catégories: Arts plastiques, Littérature, Musique, Vidéo et Technique.

Pour célébrer le lancement de ce concours, un événement spécial a été organisé lors du OuiShare Festival au Cabaret Sauvage, le samedi 4 mai 2013 de 14h00 à 17h30.

Plusieurs artistes ont été invités à présenter leurs travaux et à expliquer leur démarche artistique autour du concept du remix. Ces artistes sont intervenus en tant que médiateurs entre les œuvres et le public, qui a été invité à remixer le domaine public, soit en travaillant individuellement sur ​​une œuvre soit en contribuant à la création d’une œuvre collaborative. Chaque artiste a animé un ou plusieurs ateliers dans le but d’encourager le public à remixer les œuvres proposées de manière innovante et créative, tout en partageant ses propres idées et compétences, en présentant les outils qui peuvent être utilisés pour remixer un certain type d’œuvres, et en expliquant au public comment utiliser ces outils.

Les différents artistes reviennent sur les ateliers qu’ils ont animés :

Atelier littéraire (Olivier Vilaspasa)

Nous avons mis en place un workshop collaboratif à partir d’un livre, le Traité d’économie politique (1841) de l’économiste Jean-Baptiste Say – dans le but d’apporter une « prédiction » sur l’avenir à une question donnée. Le public était invité à couper un ensemble de textes (littéraires, économiques, artistiques, etc) pour alimenter en sujets, verbes, ou compléments des réservoirs mis à disposition.

Le public pose une question (qui reste cachée) et la réponse est donnée par le biais d’un tirage aléatoire, en puisant dans les réservoirs de mots. Chaque participant est reparti avec sa « prédiction » collée mot à mot sur un page préparée à cette intention.

Atelier littéraire. Photo Primavera de Filippi (CC-BY-SA)

Atelier technique (Primavera De Filippi)

Des matériaux ont été fournis au public (tels que des livres, des tirages de peintures ou des illustrations du domaine public, des cassettes ou des CD de chansons du domaine public, des vidéos, etc), ainsi que des outils (colle, ciseaux, pinces, marteaux, vis, boulons, perceuses, etc) pour permettre au public de remixer ces travaux.

Le but de l’atelier était d’encourager le public à créer des œuvres nouvelles en utilisant les œuvres du domaine public comme matière première (dans le vrai sens du terme). De nombreux collages ont été fait, ainsi que des sculptures, des histoires sont ainsi devenus des personnages, des livres ont été transformés en bateaux pirates… le tout dans une atmosphère de chaos et de fantaisie.

Atelier poétique & sonore ( David Christoffel )

Dans le domaine public, il y a des bonnes volontés qui lisent à haute voix des grands textes. Pour répliquer à une lecture du Discours de la méthode, le public a été invité à enregistrer des paroles à la volée sur les mécanismes du cerveau ou de lire des extraits d’une sélection de textes du domaine public en lien avec des situations d’arraisonnement du discours (ex. Le Guide mondain, Sur l’origine des qualités morales et des facultés intellectuelles, Dictionnaire raisonné de diplomatie). Le flux des lectures, paroles et pensées méta-cérébrales recueillies ont alors donné lieu à une sorte de dub avec des musiques du domaine public. En l’occurrence, la bien-obligée bonne volonté des participants limite le dispositif à une forme d’arrivée relativement lisse.

Atelier poétique et sonore. Photo Primavera de Filippi (CC-BY-SA)

Atelier musical  (JL’z Team Factory)

Partant d’une bande son enregistrée en 1914 et restaurée (Favorite airs from The Mikado par Edison Light Opera Company), le public a été invité à l’explorer pour en sélectionner des fragments d’une ou plusieurs mesures avec le logiciel open-source Audacity.  Ces différents extraits sonores ont ensuite été triturés grâce à la palette d’outils d’effets que propose ce logiciel.

Ils ont ensuite été ré-ordonnés, additionnés, empilés, faits tournés en boucle, créant de nouvelles mélodies et harmonies, un nouveau rythme, un nouvel espace, donnant ainsi une nouvelle couleur à cette musique.

Atelier de performance audiovisuelle ( Laurent Carlier)

L’atelier VJ et l’ensemble des pratiques proposées permettaient de prendre le temps de réflexion et de création autour de la notion de contribution, entre épanouissement /invention de soi et don/contre-don dans un équilibre collectif : actualisations individuelles et singularisations collectives.

Le propre de l’atelier VJ (performance audiovisuelle) est de faire vivre des archives visuelles et sonores, entre expression personnelle et sens commun, dans un processus expérimental d’échanges immédiats et par media interposés (présences, présentations et représentations dans un même mouvement). Le recyclage, la réappropriation, le détournement, est une manière de travailler la transversalité des époques, à partir d’une trace d’intention contextualisée (“œuvre”, monument, document…) dans une conscience du temps non-linéaire, en ajoutant du sens et de l’espace à l’incidence du temps de production. Ceci dans une remise en question de la pertinence des notions d’œuvre, d’originalité, et d’auteur.

Atelier musical. Photo Primavera de Filippi (CC-BY-SA)

Vous êtes à présent invités à participer au concours jusqu’au 31 décembre 2013 en envoyant des photos de vos œuvres sur le site du concours: http://france.publicdomainremix.org. Des prix seront attribués afin de récompenser les meilleures œuvres dans chacune des cinq catégories du concours : arts plastiques, littérature, musique, vidéo, et technique.

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Lauréat 2013 du Prix Wikimédia France de la recherche

29 avril, 2013 - 10:01

Wikimédia France a le plaisir d’annoncer le premier lauréat du Prix Wikimédia France de la recherche.

Il s’agit de Roy Rosenzweig pour ses travaux d’historien spécialiste de l’histoire numérique à l’université George Mason en Virginie.

Ce choix a été fait parmi une trentaine d’auteurs de publications scientifiques portant sur les projets Wikimedia et la connaissance libre. Il résulte de plusieurs mois de sélection, de discussions et de votes de la communauté Wikimedia, et de propositions faites par un jury de spécialistes.

L’histoire peut-elle être “open-source”? Wikipédia et le futur du passé

(titre original : Can history be open source? Wikipedia and the future of the past)

de Roy Rosenzweig, publié dans The Journal of American History, en 2006.

Dans cet article de 2006, l’auteur a analysé Wikipédia avec un point de vue d’historien, en mettant  l’accent  sur l’exactitude des faits, mais aussi sur la qualité de l’écriture et le contexte historique des thèmes concernés.

Après avoir détaillé la naissance de Wikipédia et les enjeux de ce projet collaboratif, Roy Rosenzweig a comparé plusieurs entrées historiques de l’encyclopédie en ligne Encarta et de l’American National Biography Online (ANBO) avec des entrées de Wikipédia.  Résultat : concernant le degré de fiabilité des articles,  Wikipédia s’est révélé plus riche qu’Encarta, mais la longueur des articles n’y atteint pas le niveau de ANBO. Sur la précision des entrées, l’encyclopédie libre en ligne Wikipédia et Encarta sont équivalents.

Roy Rosenzweig a ensuite analysé l’influence de l’écriture collaborative sur la qualité des articles. Il a conclu que l’écriture collaborative à plusieurs mains est souvent moins convaincante et cohérente. Cela est dû au mélange de plusieurs styles, à une rédaction par à coups et  à des intérêts et motivations divergents conduisant souvent à une moindre cohérence (comparativement aux entrées ANBO, bien conçues et rédigées par des historiens professionnels et reconnus).

Les entrées Wikipédia peuvent être, pour la plupart, exactes mais sont encore souvent mal rédigées voire historiquement non pertinentes. Roy Rosenzweig considère cependant qu’il existe un challenge consistant à associer qualité d’écriture et accessibilité.

Sur la place des historiens professionnels sur Wikipédia, il n’a aucun doute :

Est-ce que les professionnels de l’histoire doivent se joindre à ces historiens amateurs et venir écrire des articles dans Wikipédia ? Ma réponse est oui.

Pour Roy Rosenzweig, les historiens ont le devoir de contribuer à améliorer ce media très consulté et en pleine expansion afin de fournir aux utilisateurs une information de qualité. Roy Rosenzweig pense aussi que les historiens peuvent apprendre de ce modèle de production ouvert et collaboratif.

Vous pouvez consulter l’article intégral de Roy Rosenzweig (en anglais), sa traduction en français et une synthèse de ses travaux.
Site Internet dédié au Prix Wikimédia France de la recherche : http://researchaward.wikimedia.fr

Roy Rosenzweig est décédé en 2007. Wikimédia France accordera la récompense de 2 500 euros au Roy Rosenzweig Center History and New Media qu’il a fondé en 1994.

Par ce prix international de la recherche sur Wikipédia et la connaissance libre, Wikimédia France souhaitait mettre en valeur des travaux de recherche notamment dédiés à Wikipédia, et leur offrir une plus large visibilité auprès de l’ensemble de la communauté Wikimedia. Une nouvelle édition du Prix aura lieu en 2014.

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French homeland intelligence threatens a volunteer sysop to delete a Wikipedia Article

6 avril, 2013 - 16:43

Wikimedia France strongly condemns pressure on Wikipedia sysop by French homeland intelligence agency (DCRI)

 

Lire en français

 

Paris, Saturday 6 April 2013 −

In early March, the DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) contacted the Wikimedia Foundation, the non-profit organization which hosts Wikipedia. They claimed that an article on the French-language Wikipedia about a French military compound contained classified military information, and demanded its immediate deletion. The Wikimedia Foundation considered that they did not have enough information and refused to grant their request.

The Wikimedia Foundation has often collaborated with public authorities to follow legal decisions. It receives hundreds of requests every year asking for the deletion of articles, and always complies with clearly motivated requests.

Unhappy with the Foundation’s answer, the DCRI summoned a Wikipedia volunteer in their offices on April 4th. This volunteer, which was one of those having access to the tools that allow the deletion of pages, was forced to delete the article while in the DCRI offices, on the understanding that he would have been held in custody and prosecuted if he did not comply. Under pressure, he had no other choice than to delete the article, despite explaining to the DCRI this is not how Wikipedia works. He warned the other sysops that trying to undelete the article would engage their responsability before the law.

This volunteer had no link with that article, having never edited it and not even knowing of its existence before entering the DCRI offices. He was chosen and summoned because he was easily identifiable, given his regular promotional actions of Wikipedia and Wikimedia projects in France.

Wikimedia France cannot understand how bullying and coercitive methods can be used against a person dedicated to promote the freedom and knowledge. As Wikimedia France supports free knowledge, it is its duty to denounce such acts of censorship against a French citizen and Wikipedia editor.

Has editing Wikipedia officially become risky behaviour in France? Is the DCRI unable to enforce military secrecy through legal, less brutal methods?

Let us remember that the article has been available for many years without raising any problems until these last few days.

Intimidation is not the right way to enforce military secrecy in France, and the Internet is not a place that has to be regulated in such a brutal manner. We believe the DCRI has other ways to enforce the law. We hope that an independent investigation will clear up the recent events. France is a legal state, where national security should not be ensured through such measures.

About Wikipedia Wikipedia is an encyclopedic, collaborative and freely shared website. Each contributor is invited to share his/her knowledge and is responsible about its contributions. Wikipedia  and the other projects operated  by the Wikimedia Foundation receive more  than 488 million unique  visitors per month, making them the fifth-most  popular web property  worldwide (comScore, January 2013). Available in  285 languages,  Wikipedia contains more than 25 million articles  contributed by a  global volunteer community of roughly 80,000 people.

 

About Wikimedia Foundation The Wikimedia Foundation is the non-profit organization that operates Wikipedia,  the free encyclopedia. Based in San Francisco, California, the Wikimedia Foundation is an  audited, 501(c)(3) charity that is funded primarily through donations and grants.

 

About Wikimédia France Wikimédia France is a charity which supports the Wikimedia projects in France. Wikimedia does not host nor edit Wikipedia: if some members are also Wikipedia contributors, the charity never intervenes in Wikipedia. It is independent from Wikimedia Foundation.

 

Contact : presse@wikimedia.fr Christophe Henner : (+33) 06 29 35 65 94 Articles pouvant vous intéresser:

La DCRI menace un administrateur de Wikipédia pour supprimer un article

6 avril, 2013 - 14:39

Paris, le samedi 6 avril 2013 – Wikimédia France tient à signifier sa totale incompréhension et sa stupeur face aux agissements dont a été victime un administrateur de Wikipédia de la part d’agents de la Direction Centrale du  Renseignement Intérieur (DCRI), ce jeudi 4 avril 2013.

 

Read in english

 

La DCRI a contacté début mars la Wikimedia Foundation, organisation à but non lucratif et hébergeur de Wikipédia, au sujet dun article publié dans la Wikipédia en français et concernant une installation militaire française. La DCRI estimait que cet article portait atteinte au secret de la défense nationale, et exigeait la suppression immédiate de  larticle. La  Wikimedia Foundation a opposé un refus aux exigences de la DCRI, considérant quen létat des informations qui lui étaient fournies, rien ne permettait de déterminer le caractère litigieux de larticle incriminé.

 

La Wikimedia Foundation est habituée à collaborer sur requête judiciaire avec les autorités des différents pays de diffusion de Wikipédia. Elle reçoit des centaines de demandes de  retrait de contenu chaque année, et coopère de son mieux pour régler ce genre de problèmes lorsque les requêtes sont claires et juridiquement motivées.

 

Insatisfaite de cette décision, la DCRI a convoqué dans ses locaux, ce jeudi 4 avril 2013, un contributeur bénévole de Wikipédia, faisant partie des personnes ayant accès aux outils pour supprimer des pages sur lencyclopédie. Ce bénévole a été contraint de supprimer devant les agents larticle incriminé, sous peine dêtre placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia. Devant les pressions exercées, il na pu faire autrement que de sexécuter et de prévenir les autres administrateurs quils risquaient le même traitement en cas de restauration de larticle. Ce bénévole na aucun rapport avec larticle incriminé : il nest pas lauteur du contenu de l’article concerné, et a découvert son existence dans les locaux de la DCRI.

 

Ce bénévole a été visé et convoqué parce quil était facilement identifiable publiquement, par ses actions régulières de promotion de Wikipédia et des projets Wikimedia en France.

 

Wikimédia France ne comprend pas et nadmet pas que lon utilise intimidation et méthodes expéditives contre un bénévole œuvrant pour un accès libre et gratuit à la connaissance pour le plus grand nombre.

 

Wikimédia France a pour objectif de soutenir la connaissance libre, et a le devoir de dénoncer les actions de censure et dintimidations menée contre des citoyens français donnant de leur temps pour cette œuvre collective, ce bien commun quest Wikipédia.

 

Contribuer à Wikipédia doit-elle devenir une activité risquée en France ? La DCRI n’a-t-elle pas larsenal juridique nécessaire pour faire respecter si besoin le secret militaire par des méthodes moins brutales ? Nous lespérions.

 

Il peut être rappelé également que le contenu de larticle incriminé était disponible sur Wikipédia depuis plusieurs années et quil ne semblait  pas jusqualors poser de problèmes particuliers.

 

Ces intimidations ne sont certainement pas nécessaires pour faire respecter le secret militaire en France et cette vision dun internet à réguler brutalement nest et ne sera jamais notre vision et celle partagée par les contributeurs de Wikipédia. Nous pensons que contribuer à Wikipédia est une activité généreuse et bénévole. Chacun est responsable de ce quil écrit, mais la DCRI a très certainement d’autres méthodes à employer pour faire respecter le droit. Nous espérons qu’une enquête indépendante pourra faire la lumière sur ces méthodes et cette affaire. La France est un état de droit où la régulation liée à des motifs de sécurité nationale ne devrait pas s’excercer par de telles mesures inqualifiables.

 

À propos de Wikipédia

 

Wikipédia  est un site internet à vocation encyclopédique, collaboratif et diffusé  sous licence libre. Chaque contributeur de Wikipédia est invité à  partager ses connaissances et est responsable du contenu quil produit.  Wikipédia est consultée chaque mois par près de 500 millions de  visiteurs dans le monde, dont 20 millions en France. Elle est écrite par  des milliers de contributeurs volontaires et bénévoles. Wikipédia en  français compte aujourdhui plus d 1,3 millions darticles.

 

 À propos de la Wikimedia Foundation La Wikimedia Foundation est une fondation américaine sans but lucratif fondée en 2003. La Wikimedia Foundation est hébergeur des projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie.

 

À propos de Wikimédia France Wikimédia  France est une association loi de 1901 qui vise à soutenir et  promouvoir les projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie. Wikimédia France nest en aucun cas ni éditeur ni hébergeur de Wikipédia : si certains membres de lassociation sont par ailleurs des contributeurs de  lencyclopédie, lassociation sattache à ne jamais intervenir par  elle-même, ou même simplement user de son influence pour faire modifier ou supprimer un article.

 

Wikimédia  France est une association indépendante de la Wikimedia Foundation, qui  est reconnue par cette dernière comme association promouvant les projets Wikimedia en France mais nen est en aucun cas une « filiale ».

 

Contact : presse@wikimedia.fr Christophe Henner : 06 29 35 65 94 Articles pouvant vous intéresser:

Précédemment entre les GLAM et Wikimedia

21 mars, 2013 - 08:00

Wikimédia France vous propose une traduction de la lettre This Month in GLAM qui répertorie l’ensemble des actions du mouvement Wikimedia avec des bibliothèques, archives et musées.

Etats-Unis

Le versement sur Wikimédia Commons de fichiers issus de CardioNetworks, une fondation diffusant de l’information médicale autour de la cardiologie, se poursuit. Vous pouvez les retrouver sur leur catégorie dédiée.

Le partenariat entre la bibliothèque-musée du président Gerald R. Ford et le mouvement Wikimédia progresse, grâce notamment à la présence d’un Wikipédien en résidence. Plus de 11 000 documents ont été versés (voir leur catégorie dédiée) et des articles sur la Wikipédia anglophone vont suivre.

Suède

Dans le cadre d’un projet sur l’art public, Wikimedia Suède participe, avec le conseil national de Suède pour l’art public, à la création d’une base de données répertoriant l’ensemble des œuvres publiques de Suède.

Le musée nordique versera début mars 700 images et métadonnées en rapport avec la mode. Le musée est un habitué des versements, ayant en effet déjà libéré une partie de ses fonds en juillet 2010. Un atelier de contribution, co-organisé par le chapitre Suédois, Europeana, Europeana Fashion, l’université de Stockholm et le musée nordique permettra à des experts du musée et des étudiants dans le domaine de la mode d’enrichir les articles de Wikipédia en rapport avec le fond versé.

Allemagne

Un atelier de contribution a eu lieu au village-musée de Düppel, en partenariat avec l’institution.

Grâce à un nouvel outil développé par Wikimedia Allemagne, le Berliner Münzkabinett peut maintenant relier simplement ses collections de monnaies aux articles de Wikipédia concernant leurs médailleurs respectifs.

Australie et Nouvelle-Zélande

Deux grandes conférences de bibliothécaires ont eu lieu en Australie auxquelles a participé Sue Gardner, directrice exécutive de la Wikimedia Foundation. La conférence a été l’occasion de discuter des Wikipédiens en Résidence, du partage des cultures Maori et Indigènes d’Australie et Nouvelle-Zélande ou de la manière dont la bibliothèque du Queensland a pu participer à Wikipédia et Wikimedia Commons.

Deux ateliers ont aussi été organisés, à Toowoomba et Bendigo, afin d’apprendre aux étudiants comment ils peuvent contribuer au mouvement Wikimedia et comment celui-ci fonctionne.

Finlande

Wikimedia Finlande a organisé, au musée d’art moderne d’Helsinki, un atelier de contribution de 24h mêlant wikipédiens, personnel du musée et étudiants en journalisme. L’évènement est raconté en détails sur le blog du chapitre finlandais. Une conférence sur comment les institutions culturelles peuvent partager leurs données a aussi été organisée.

Kosovo

Une centaine de personnes se sont réunies à l’université de Pristina pour améliorer les articles Wikipedia en rapport avec le Kosovo.

Mexique

La commission nationale mexicaine pour la connaissance et l’utilisation de la biodiversité (CONABIO) s’est engagée dans la première phase d’un travail d’enrichissement du contenu Wikimedia en rapport avec la biodiversité. Toujours dans le domaine de la biodiversité, Wikimedia Mexico a conclu un partenariat avec le WWF afin d’améliorer les articles liés aux espèces en disparition. Les photographies gagnantes de Wiki Loves Monuments sont exposées dans plusieurs écoles et universités du Mexique. Enfin, en partenariat avec la fondation Mozilla, a été organisé un atelier de traduction de logiciels libres en langues indigènes et d’écriture sur la wikipédia en espagnol d’articles sur ces langues.

Pays-Bas

Wikimedia Nederland travaille en partenariat avec le comité national du 4 et 5 mai pour améliorer la visibilité auprès du public des monuments aux morts, notamment par la création de listes dédiées sur la wikipédia en néerlandais et l’organisation d’une chasse photographique autour du lieu de la bataille d’Arnhem.

Catalogne

Plus d’une centaine d’étudiants de l’université de Barcelone ont améliorés des articles des Wikipédia en catalan, castillan, anglais et français portant sur le modernisme catalan comme projet d’étude.

Suisse

Wikimedia CH a travaillé avec la bibliothèque centrale de Zurich afin de verser sur Commons une centaine de scans, dont les premiers sont visibles ici.
Le chapitre Suisse a aussi signé un ambitieux programme de coopération avec l’International Association for Alpine History et le Laboratorio di Storia delle Alpi (LabiSAlp) visant à publier les bulletins de le LabiSAlp sous licence libre, le versement de livres sur l’histoire des Alpes sur Wikisource, le versement sur Commons de collections iconographiques relatives à cette histoire et enfin l’amélioration des articles Wikipédia sur cette thématique. L’avancement du projet peut être suivi sur la Wikipédia en italien.

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Le Muséum de Toulouse plus fort que la NASA !

22 février, 2013 - 21:15

Pour la septième année, Wikimédia Commons, la médiathèque libre, choisissait son image de l’année. Cette année, il s’agit d’une photographie d’un couple de guêpiers d’Europe, réalisée par Pierre Dalous, conservateur et ornithologue au muséum de Toulouse et dans le cadre d’un partenariat avec Wikimédia France, le projet Phœbus.

Couple de guêpiers d’Europe (Merops apiaster)
(Pierre Dalous, CC-BY-SA)

Le projet Phœbus a été lancé en 2010 dans le cadre d’un partenariat général avec la ville de Toulouse et a commencé par une campagne  de photographies de très haute qualité de pièces de la collection préhistorique du Muséum de Toulouse. De nombreuses photographies des autres collections du musée ont été prises également (entomologie, ichtyologie etc).  Récemment, le muséum a décidé de mettre en ligne sur Wikimedia Commons  une partie du Fonds Eugène Trutat, consistant en des photographies sur plaque de verre datant de la fin du XIXe siècle, avec une attention particulière aux métadonnées des photographies. Le partenariat évolue au fil des mois pour prendre davantage d’ampleur ; il incite désormais les personnels du Muséum à contribuer à Wikimedia Commons et c’est dans ce cadre que cette photographie a été prise.

Les photographies prises dans le cadre du projet Phœbus sont très régulièrement reconnues comme d’excellente qualité et illustrent de très nombreux articles dans les différentes versions linguistiques de Wikipédia. En moyenne, chaque mois plus de 3 millions de pages contenant des images du projet sont visitées sur plus de 260 versions linguistiques de Wikipédia. Toutes ces photographies sont librement diffusables, réutilisables et modifiables, puisque téléversées sous une licence libre.

L’image de l’année, appelée POTY en anglais (Picture of the Year), est sélectionnée parmi les images remarquables téléversées sur Wikimedia Commons au cours de l’année précédente. Après une première phase de vote, auquel peuvent participer les Wikimédiens ayant un minimum de contributions sur un projet Wikimedia, une quarantaine d’images sont sélectionnées dans diverses catégories (animaux, architecture, panoramas, images non photographiques, vidéos, etc.). Dans un deuxième temps, chaque votant est appelé à se déterminer pour un seul des 44 médias finalistes, et le média gagnant remporte le titre d’image de l’année. On notera que deux autres images finalistes de cette année ont été réalisées avec le soutien de Wikimédia France :

Les images suivantes complètent le podium :

Filament solaire géant du 31 août 2012 à 16h36 HE.
(NASA Goddard Space Flight Center, domaine public)

Photographie à grande vitesse d’une ampoule explosant
(Stefan Krause, LAL).

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